Comment faire face en cas de choc après le décès d’un proche ?

Le décès d’un proche est toujours une épreuve. Mais quand il survient de façon brutale, le choc de l’annonce peut provoquer un traumatisme psychique, tel qu’un état permanent d’anxiété et d’agitation extrême ou, à l’inverse, une déconnexion entre les systèmes émotionnel et intellectuel. Face au deuil, le temps s’arrête. On ne veut pas y croire : «Non, ce n’est pas vrai, c’est un mauvais rêve». On reste hébété, anéanti, encore incrédule. Cet état peut se manifester par des hallucinations visuelles ou auditives : une maman entend pleurer son bébé décédé la veille. On se dit aussi : «Je sais qu’il est mort, mais ça ne me fait rien». On se défend par une fuite en avant dans des activités matérielles. On ne veut plus rien sentir, ne pas penser. On aimerait  se protéger de la trop grande douleur, du déferlement d’émotions qui anéantit…mais, cela semble nous envahir.

L’acceptation

Un décès est toujours difficile à vivre mais le caractère prévisible de la mort dans certains cas amortit ce choc et nous aide à nous préparer. La mort brutale, quant à elle, n’offre aucune possibilité de préparation, on ne connaît souvent pas les dernières volontés du défunt même le choix de sa pierre tombale devient difficile. Organiser des obsèques dans ce cas devient très difficile. Il n’est pas facile de réaliser qu’on n’a pas eu le temps de dire adieu à la personne ou que certains conflits n’étaient pas réglés. Certaines personnes regrettent de ne pas avoir pu dire à quel point elles aimaient la personne perdue.  Certaines personnes endeuillées cherchent une cible sur laquelle ils pourraient se décharger de leur colère, cela peut être Dieu, le destin ou encore la personne elle-même. Le sentiment de culpabilité est également très présent, il arrive même que la personne culpabilise beaucoup et en vienne à se considérer indigne de vivre ou regrette de n’être pas mort à la place du défunt. Culpabilité et colère, qui sont des émotions normales, peuvent devenir des éléments perturbateurs et entraîner la personne dans un deuil complexe. Il est bon dans ce cas de figure de consulter un professionnel pour se faire aider.

La réalité peut ressembler à un cauchemar, nier la réalité de façon prolongée n’est cependant pas une bonne solution. Poser des questions aux premiers secours intervenus ou aux gendarmes permet de mieux cerner les circonstances du drame. Voir le corps de la victime peut être important dans certains cas. Il est bien sûr bouleversant de se retrouver face au corps d’une personne proche défigurée et sans vie mais cela rend la perte réelle et évite le déni. Il n’y a pas de règles strictes sur ce point, à chacun, en fonction de sa sensibilité, de choisir s’il veut voir la dépouille ou non.

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