Les normes à connaitre concernant la pente de toiture

La toiture est un élément essentiel pour assurer la sécurité de la maison. Sa construction ne peut pas cependant être faite comme bon nous semble. Un couvreur du 77e doit nous faire connaitre que la toiture est soumise à des règles particulières qui peuvent provenir de la commune, de la région ou bien des règlementations nationales mises en vigueur pour la construction. Divers éléments du toit doivent alors respecter ces normes dont l’esthétique, les matériaux, la couleur ou encore la pente de toiture. Cette dernière assure l’évacuation des eaux de pluie et évite les éventuels problèmes relatifs à l’humidité. Pour autant, tous les toits n’ont pas le même degré de pente. Des normes obligatoires dictées dans les DTU (Documents Techniques Unifiés) et les PLU prescrivent des clauses de construction en fonction de plusieurs paramètres. Cela peut être la zone climatique, la situation géographique, la taille du projet envisagé, etc. Mais également des règles de calcul précis nécessaires pour bénéficier une couverture d’assurance. Voici plus d’explications !

L’emplacement de la maison

Pour déterminer l’inclinaison d’une toiture, son exposition à l’environnement alentour est le premier critère à considérer. Il s’agit de déterminer si la maison est construite en situation protégée c’est-à-dire située dans des « fonds de cuvette », en situation normale (sise sur une plaine ou un plateau) ou en situation exposée. Cette dernière indique un emplacement directement ouvert au vent et aux différentes intempéries (habitat en bord de mer, sur les sommets d’une falaise, près des cols de montagne ou dans les vallées étroites).

Le climat qui a un rapport direct avec la localisation a aussi son importance. Comme chaque endroit a son propre climat, il faut aussi prendre en considération cet élément. Avec les savoirs et les expériences d’un couvreur du 77e, il peut définir l’inclinaison adaptée à la toiture en considérant l’exposition de la maison.

Le matériau de la toiture

Le type de matériau choisi peut aussi déterminer le degré de la pente car chaque matériau a sa pente minimale admissible en fonction. En pratique : un matériau de couverture dispose d’une valeur qui est associée à la situation et à la zone de la construction. C’est au fabricant ou vendeur de matériau d’informer cette valeur aux constructeurs si ces derniers la requièrent.  

Il faut noter que certaines normes ne sont valables que pour les toitures qui ont un maximum de 12 mètres de long. Au-delà, le constructeur est contraint de faire réaliser une étude particulière pour calculer la pente indispensable.  

Les pentes minimales d’une toiture inclinée

La pente minimale est le pourcentage ou le degré calculé selon les plans de l’habitat. Pour faire le calcul, d’autres éléments sont aussi considérés dont les matériaux choisis et la situation géographique. Toutefois, il ne faut pas confondre pente recommandée et pente minimale. Il arrive où la pente minimale imposée pour la toiture ne soit pas suffisante, en raison de plusieurs critères supplémentaires. Dans ce cas, le couvreur du 77e doit parler de pente recommandée afin de garantir une meilleure viabilité du toit. Le choix peut s’avérer plus onéreux mais plus sûr dans le temps.

Il y a plusieurs facteurs à considérer lors de la définition de la pente de la toiture dont le type de couverture, le nombre de versants, la largeur de la toiture et la hauteur de l’édifice.

Certains matériaux de toiture imposent une inclinaison minimale, et cela quelle que soit la situation de l’habitation. Pour le chaume, la pente minimale est de 40%. Elle est de 20% pour le shingle et de 20% également pour les tuiles.

Il ne faut pas oublier l’existence des règles et normes en matière de construction qui peuvent imposer les matériaux de couverture à utiliser sur des zones particulières.

Toit plat et pente

La toiture n’est véritablement pas plate bien qu’elle s’appelle toiture à toit plat. Elle doit toujours avoir une légère inclinaison pour éviter l’accumulation d’eau qui est responsable de divers problèmes d’infiltration, d’isolation et d’humidité.

La règle veut que les toitures-terrasses présentent en générale d’une inclinaison de 1 à 2 %. Cette faible pente peut garantir l’écoulement des eaux de pluie tout en assurant une toiture plate et esthétique. Mais avant d’opter pour ce genre de toiture, il faut faire un travail d’étanchéité irréprochable.

Dans le cas où la surface de la toiture-terrasse est assez grande, la pente peut aller jusqu’à 5 % maximum. Le professionnel qui fait la réalisation d’un toit-terrasse doit le connaitre.

A qui confier le calcul de la pente d’un toit ?

Aucune erreur de calcul concernant la pente de la toiture n’est tolérable puisqu’elle peut causer d’importants dégâts. Et si jamais il y a des dommages engendrés par cette erreur, l’assurance peut décliner toute responsabilité et ne pas payer la couverture. Il est donc très rationnel de faire appel à un couvreur du 77e qui a de l’expérience et les savoirs nécessaires pour calculer la pente du toit. Il peut aussi s’occuper de la pose de la toiture. Un architecte est également nécessaire lors de la réalisation des plans de l’habitat et du toit.

Dans le cas où les travaux réalisés ne respectent pas les normes en matière d’inclinaison de la toiture, le premier risque à prendre est le dégât sur l’ensemble de la construction. Des sanctions peuvent aussi venir des entités responsables comme la mairie. Si les règles qu’elle impose ne sont pas respectées, elle peut demander l’arrêt du travail voir sa démolition. En outre, l’assureur peut décliner la prise en charge en cas de sinistres. Les travaux d’entretien du toit mais aussi de rénovation de la toiture peuvent aussi couter plus chers.

Il est alors nécessaire de bien connaitre les différentes normes et DTU relatifs à la construction et principalement à la pente de toiture et d’évacuation des eaux pluviales. Un bon couvreur du 77 doit les connaitre par cœur. Ce sont : la Norme NF P 36 201 qui concerne la répartition des descentes d’eau verticales, le DTU 40.5 concernant la mise en œuvre de l’évacuation des eaux pluviales, le DTU 60.11 à propos des dimensions et règles de calcul des canalisations. D’autres règles communales sont aussi à découvrir auprès des bureaux des responsables de la mairie.