L’impact de la crise sanitaire sur la politique

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L’année 2020 restera quoiqu’il arrive une année marquée par la crise sanitaire provoquée par la pandémie du coronavirus. En effet, cette situation presque inédite a eu un impact sur tous les secteurs d’activité. La politique de son côté n’a pas pu échapper à la crise. Ce constat est effectif pour le bonheur des uns et le malheur des autres.

Quelle place occupe la crise sanitaire dans le débat politique ?

La conséquence directe de la crise sanitaire sur la politique est la place centrale que cette dernière occupe dans les différents débats. Au plus fort de la crise, certains sujets abordés généralement dans le cadre politique ont dû être mis en suspens. Cette approche était nécessaire afin qu’une solution viable puisse être trouvée pour permettre aux différentes nations de sortir de la spirale négative.

Ainsi, qu’il s’agisse des gouvernements en place ou des partis de l’opposition, chacun y va de ses propositions. Les mots qui reviennent désormais dans l’arène politique sont le confinement, le masque de protection ou encore la chloroquine. Des termes qui ne manquent pas de soulever des polémiques et de déchaîner les passions.

Au passage, certains sujets qui tiennent une place importante à l’approche des élections municipales ou législatives n’ont que très peu été évoqués. Ainsi, des sujets comme l’écologie ou l’immigration ne sont plus à l’ordre du jour. Même l’économie n’est désormais plus une priorité.

Comment se sont déroulées les campagnes municipales et législatives ?

Le plan de riposte choisi par la majorité des gouvernements prévoit les gestes barrières et une limitation des déplacements pour les citoyens. Cet état de choses a un impact considérable sur les campagnes électorales. En effet, la traditionnelle campagne ponctuée de meetings a dû céder la place à un autre type de campagne. Cette dernière se fait désormais uniquement par l’intermédiaire des médias de masse et des affiches de propagande.

Pour bon nombre d’observateurs, ce mode de campagne favorise plus les candidats sortants. En effet, l’absence de meetings ou de débats entre les prétendants ne permet pas aux challengers de faire connaître leurs programmes aux électeurs. Par contre, les membres sortants ont leur bilan qu’ils peuvent faire valoir auprès de leur électorat. Mieux, ces derniers peuvent mettre en avant leur mode de gestion de la crise comme communication et argument de campagne.

Que faut-il retenir des taux de participation ?

Tout au long de la crise, différentes théories fleurissent aussi bien dans les médias qu’au sein de la population. Que ces dernières soient vraies ou fausses, leur résultante est le développement d’une psychose presque généralisée. Face à cette situation, peu de citoyens voient d’un bon œil le fait d’aller voter et de prendre le risque de contracter à leur tour le virus. Dans une situation d’urgence sanitaire, le vote devient presque accessoire.

Conscientes de la situation, les autorités n’hésitent pas à prendre des mesures afin de rassurer les électeurs. Ainsi, nombreux sont les bureaux de vote où des marquages sont faits sur le sol afin de faire respecter les mesures de distanciation. En plus de cela, des masques ainsi que des gels hydroalcooliques sont distribués gratuitement aux personnes votant. Malgré tout, ces mesures sont loin de rassurer complètement la population. Beaucoup préfèrent ne prendre aucun risque et rester à la maison. Cette approche influe directement sur le taux de participation de façon négative.